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Thursday
12
APR

Naturalisme et réalisme critique

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Établir une relation entre science et théologie n’est pas automatique. Cela suppose la volonté de l’établir et repose sur des présupposés. L’un d’entre eux tient dans la prise en compte du naturalisme à l’œuvre en science. Par méthode en effet la science cherche à expliquer les phénomènes qu’elle étudie par des moyens naturels. Prendre en compte ce naturalisme méthodologique situe la réflexion au plan philosophique et conduit à un naturalisme philosophique. Celui-ci se présente
sous différentes formes qui se distinguent par leur engagement ontologique et épistémologique. Elles ne permettent pas toutes d’établir une relation entre science et théologie. En général, les théologiens optent, de manière plus ou moins explicite, pour une philosophie, le « réalisme critique » introduit par Ian Barbour en vue justement de tenir le naturalisme des sciences et d’établir une relation entre science et théologie.

Le but de la journée est d’étudier le « réalisme critique » d’un point de vue historique et philosophique afin de le situer par rapport à d’autres positions philosophiques mises en œuvre par des théologiens. Certains acceptent le réalisme, mais sous une autre forme, par exemple Alister McGrath. D’autres théologiens refusent l’utilisation du « réalisme critique » dans l’établissement de la relation entre science et théologie, par exemple Andreas Losch ou Wentzel Van Huyssteen.

Les remarques précédentes posent la question de la pertinence de l’utilisation du « réalisme critique » pour établir une relation entre science et théologie. C’est pourquoi la journée s’intéressera aussi à l’existence d’autres positions philosophiques qui permettent de construire une relation entre science et théologie en respectant à la fois la méthode naturaliste des sciences et la rationalité propre à la
théologie.