We use cookies to personalise content and ads, to provide social media features and to analyse our traffic. Read more…
Saturday
21
APR

Vernissage/Opening :: Je relis tes lignes

15:00
18:00
Diagonale
Event organized by Diagonale

Get Directions

Category
#var:page_name# cover

JE RELIS TES LIGNES
MARIE-MICHELLE DESCHAMPS ET ELEONORE FALSE
21 avril - 9 juin
Vernissage: 21 avril, 15h
-

JE RELIS TES LIGNES

Impossible de dire comment,
Impossible de dire quoi que ce soit.
J’ai perdu le fil, les pages non-(r)énumérés, s’agitent, libres maintenant.

Le verre perd son utilité dès qu’il est cassé tout comme l’illusion délicate/ brusque que nous avons recélée, l’écume heurte les panneaux nous rappelant notre candeur, nous rappelant que tout n’est rien, éventuellement.
Les vagues tissent les plus mystérieux complots, complets.
L’eau, compliquée, devient une force majeure.

Elle est impossible à lire puisqu’elle est transparente et ses intentions sont trop lucides pour mettre le doigt dessus.

Héraclite dit un jour être fatigué, et alla faire une sieste.
Il n’émergea jamais du sous-courant, l’eau en surface se transformant à un rythme étourdissant, comme quelqu’un, protéiforme, qui se dresse pour attirer l’attention, d’une position à l’autre, pour la gloire du regard, n’importe lequel, mais celui-là en particulier.

Stephanie E. Creaghan


+ infos: http://www.artdiagonale.org/


/

JE RELIS TES LIGNES
MARIE-MICHELLE DESCHAMPS AND ELEONORE FALSE
April 21 - June 9
Opening: April 21, 3pm
-

REREADING TO THE POINT OF—

There is no telling how it will—
There’s no telling at all.
I have lost the plot, the non-(r)enumerated pages shuffled beyond reordering.

Glass loses its inherent purpose once it is broken, just like the violent/delicate illusion we collectively harboured, spume smacking the panels and frantically reminding us of our idiocy, the ephemera of it all.
The waves weave up, building.
Water in its most intricate structure manifests into brute force.

It is opaque in its transparency and its motives are too lucid to quite pin down.

Heraclitus once said that he was tired, and went for a nap.
He never emerged from the undercurrent, the water above changing at the maddening pace of someone preening for attention, shifting, Protean, from one position to the next, trying to catch the eye, any eye, but that one in particular.

Stephanie E. Creaghan / Traduction Marie-Michelle Deschamps


More details: http://www.artdiagonale.org/english.html

Venue

Diagonale