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Thursday
05
APR

Seconde vie - Manuèle Bernardi & Alexia Tailleur

19:00
22:00
galerie geraldine banier
Event organized by galerie geraldine banier

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Seconde Vie


« On a deux vies et la seconde commence quand on se rend compte qu'on n'en a qu'une. ». Confucius.

Cette phrase du philosophe chinois donne un éclairage particulier aux travaux des deux artistes femmes réunies pour l’exposition ‘Seconde Vie’. Manuèle Bernardi, dont les œuvres délicates explorent la bioéthique, et le frêle équilibre du cycle de vie végétal et Alexia Tailleur qui remet en lumière les « usés » de notre quotidien.

Les deux artistes utilisent la fragilité pour aborder la gravité. Chacune arpente son environnement de prédilection, la nature pour l’une, l’urbain pour l’autre. Elles collectent la matière première, laissée pour compte. Et lui donnent une seconde vie.

Pour Manuèle Bernardi, la transformation est silencieuse, méticuleuse. De fin fils de nylon, articulent une poésie nouvelle. Cette nature là est protégée. Les boutons de roses deviennent pluie éternelle. Les aiguilles de pin encadrent pour toujours une envolée de papillons multicolores. Dans ces secondes vies, on décèle une relation intime, où la nature s’est abandonnée confiante aux mains de l’artiste. Une place de choix lui est faite, elle reprend son statut de mère nourricière et protectrice.

Les photographies de Alexia Tailleur marquent la rupture. Une forme de défaillance collective ou individuelle. Où les objets usés sont exposés dans la rue, rebus d’une société de consommation pressée d’en finir. Le papier calque, support de ces images, rend cet abandon fragile et vivant. La lumière de la feuille d’or ou d’argent les érige en œuvres d’art, des ready-made, car cela pourrait bien être un urinoir, ou un porte-bouteilles, non ?


Second Life

« We have two lives and the second begins when we realize we only have one. ». Confucius.

This sentence of the Chinese philosopher gives a particular light to the works of the two women artists gathered for the exhibition 'Second Life'. Manuèle Bernardi, whose delicate works explore bioethics, and the fragile equilibrium of the plant life cycle and Alexia Tailleur who brings to light the "worn out" of our everyday life.

Both artists use fragility to address gravity. Each one surveys his favorite environment, nature for one, urban for the other. They collect the raw material left behind. And give it a second life.

For Manuèle Bernardi, the transformation is silent, meticulous. Fine nylon threads articulate a new poetry. This nature is protected. The rosebuds become eternal rain. The pine needles frame forever a flight of multicolored butterflies. In these second lives, we discover an intimate relationship, where nature has left herself confident in the hands of the artist. A place of choice is made for her, she regains her status as a foster mother and protector.

Alexia Tailleur's photographs mark the break. A form of collective or individual failure. Where worn objects are exposed on the street, a consumer society's in a rush to end. The tracing paper, support of these images, makes this abandon fragile and alive. The light of the gold or silver leaf erects them into works of art, ready-made, because it could be a urinal, or a bottle rack, right?