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Monday
19
MAR

Atelier régional GIABA-Gabac de formation des évaluateurs

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Le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) organisera, en collaboration avec le Groupe d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique Centrale (GABAC), un atelier régional de formation des évaluateurs sur la méthodologie révisée d’évaluation mutuelle du GAFI. L’atelier se tiendra à Saly, Sénégal, du 19 au 23 mars 2018.
La formation est destinée aux parties prenantes à la LBC/FT issues des autorités compétentes concernées : Cellules de Renseignement Financier, agences de régulation, banques centrales et agences chargées des enquêtes et poursuites pénales, conformément à la composition recommandée par le GAFI d’une équipe pluridisciplinaire d’évaluation composée des secteurs financier, juridique et de répression criminelle/opérationnel provenant des dix-sept (17) États membres du GIABA. Des représentants des États membres du GAFI et du GABAC prendront également part à l’atelier. La formation sera animée par une équipe d’experts et de praticiens du GAFI, de la Banque Mondiale, du FMI, du Secrétariat du GIABA et des experts de la région d’Afrique de l’Ouest à travers des présentations, des échanges d’expériences et un exercice de simulation de l’évaluation mutuelle.
Il convient de rappeler qu’en février 2012, le GAFI a révisé les normes pour prendre en compte les menaces nouvelles et émergentes, clarifier et renforcer de nombreuses obligations existantes, tout en maintenant la stabilité et la rigueur dans les Recommandations. L’un des principaux domaines d’intervention des recommandations révisées concerne le renforcement de l’obligation de permettre aux pays d’adopter une approche plus ciblée dans les domaines à haut risque afin que les ressources puissent y être orientées. Fondamentalement, les pays doivent appliquer une approche basée sur le risque pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et adopter des mesures appropriées pour réduire les risques identifiés. Un autre aspect important des recommandations révisées concerne l’accent mis sur l’efficacité.

Un aspect fondamental du mandat du GIABA est la conduite des exercices d’évaluation mutuelle dans les Etats membres du GIABA pour déterminer la conformité technique aux normes internationales acceptables contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive. Le GIABA a achevé son premier cycle d’évaluation mutuelle en décembre 2012. Par conséquent, en prévision du second cycle, le Secrétariat doit former des experts qui n’ont pas pris part à l’atelier de formation des évaluateurs organisé par le GIABA du 18 au 22 mai 2015 à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire et celle du 20 au 24 mars 2017 à Accra, au Ghana, afin de doter un pool d’évaluateurs mieux préparés pour le second cycle d’évaluation mutuelle basé sur les normes et la méthodologie révisées du GAFI.
Le processus d’évaluation mutuelle permet au GIABA et à ses partenaires au développement de déterminer le type d’assistance technique requise par les États membres en vue de renforcer les mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il présente un avantage non négligeable pour le pays évalué, dans la mesure où il fournit des informations à la communauté internationale sur l’intégrité et la solidité des cadres financiers, légaux et de gouvernance du pays, et sert donc de tremplin pour l’attrait d’investissements directs étrangers et fournit la base pour une analyse intégrée de la conformité d’un pays aux normes du GAFI et du niveau d’efficacité de son système de LBC/FT, ainsi que du processus et des procédures d’évaluation mutuelle du GIABA.